NTERNATIONAL - Bonnet rose sur la tête, plus de deux millions de personnes, femmes surtout, ont participé samedi 21 janvier aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président républicain Donald Trump, et de nombreux rassemblements ont également eu lieu à travers le monde.
Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, la même chose à New York, plus d'un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines: le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi.
Face aux chiffres en comparaison peu flatteurs donnés par la presse pour la participation à la cérémonie de vendredi, le milliardaire a critiqué les médias samedi, les accusant de "mensonge". "J'ai fait un discours, j'ai regardé, et cela avait l'air d'un million, un million et demi de personnes", a-t-il affirmé, contre toute évidence, à l'occasion d'une visite au siège de la CIA.
Les autorités de la capitale ont pour règle de ne pas communiquer d'estimations de foules, afin d'éviter toute polémique. La seule façon de les estimer est de comparer les photos aériennes, qui montrent que l'investiture du républicain n'a rassemblé que quelques centaines de milliers de personnes, indiscutablement moins que pour Barack Obama en 2009.
Contre un retour "au Moyen Age"
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a pourtant convoqué une conférence de presse samedi en fin de journée pour tancer les médias. "Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d'une investiture, point barre, (et) nous allons demander à la presse de rendre des comptes", a-t-il lancé, en refusant de répondre à la moindre question des journalistes.
Mais l'image du jour samedi restera la marée humaine qui a envahi le centre de la capitale, dans une atmosphère bon enfant où les poussettes étaient nombreuses.
Selon les organisateurs de la "Marche des femmes" à Washington, un million de manifestants ont battu le pavé, un chiffre qui n'a pas été confirmé indépendamment. Nombre de marcheurs venaient de Washington ou de sa banlieue, un bastion démocrate.
Beaucoup ont fait le déplacement motivés par la peur que Donald Trump nomme un nouveau juge conservateur à la Cour suprême, ce qui pourrait conduire un jour à la remise en cause du droit à l'avortement.
"Il faut que l'avortement reste légal", plaidait Joan Davis, professeure d'histoire à la retraite vivant à Washington. "C'est vraiment un droit qu'on pourrait perdre, cela nous ramènerait au Moyen-Age".
Mais les slogans incluaient aussi la tolérance pour les minorités, l'accès à la contraception et la défense du planning familial, la protection de l'environnement, l'accueil des réfugiés...
Washington en rose
Visiblement débordés par le succès, les organisateurs n'ont pu empêcher les manifestants d'envahir pacifiquement des rues autour de la Maison Blanche, hors de l'itinéraire prévu, aux cris de "Hey hey, ho ho, Donald Trump doit partir!" ou "Nous sommes le suffrage populaire".
La marche a été l'une des plus grandes manifestations de l'histoire de la capitale, qui n'a voté qu'à hauteur de 4% pour le républicain en novembre. Selon les chiffres du métro de Washington, 275.000 personnes ont emprunté ses rames samedi avant 11h00, contre 193.000 seulement la veille vendredi, jour de l'entrée en fonction de Donald Trump.
La foule a débordé de l'Independence Avenue, pleine à craquer sur 1,5 km, où le rassemblement initial avait lieu. Les manifestants ont alors envahi les pelouses du National Mall voisin, l'esplanade du centre où les foules avaient assisté à l'investiture face au Capitole.
Un aréopage de personnalités progressistes a pris la parole: le cinéaste Michael Moore, les actrices America Ferrara et Scarlett Johansson, la chanteuse Alicia Keys ainsi que Madonna, qui a fait une apparition surprise sur scène pour appeler à une "révolution de l'amour" et chanter deux chansons.
Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat ("pussy hats"), devenus le symbole de l'opposition à Donald Trump, qui s'était vanté en 2005 "d'attraper" les femmes "par la chatte".
Un mouvement planétaire
Plus de 600 marches avaient également été annoncées dans le monde.
A Londres, 100.000 personnes ont défilé selon les organisateurs. Ils étaient aussi des milliers à Sydney, 7000 à Paris, 4000 à Amsterdam, 2500 à Genève, 2000 à Montréal, plus de 1000 à Mexico, près d'un millier à Tel Aviv, et des centaines à Berlin, Barcelone, Rome ou encore Prague.
"C'est comme ça que les gens ont mis fin à la guerre du Vietnam", a lancé Whoopi Goldberg à New York, où les marcheurs ont remonté la Cinquième Avenue presque jusque sous les fenêtres de la Trump Tower, dont l'accès était bloqué par la police.
Hillary Clinton a tweeté: "L'espoir, pas la peur. (...) Merci de vous lever, de vous exprimer et de marcher pour nos valeurs. C'est plus important que jamais. Je pense vraiment que nous serons toujours plus forts ensemble."
Donald Trump n'a pas directement commenté ces manifestations. Il a assisté samedi matin à un office oecuménique à la cathédrale de Washington. Puis la famille présidentielle a joué au bowling à la Maison Blanche, a indiqué sur Twitter son fils Donald Jr.
Le président s'est rendu l'après-midi au siège de la CIA, à Langley, dans la banlieue de Washington, où il assuré aux agents qu'il était "à 1000%" derrière eux, tentant d'apaiser la polémique née de ses propos très critiques à l'encontre de l'agence de renseignement.
Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, la même chose à New York, plus d'un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines: le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi.
Thank you Los Angeles for marching (and standing ) today. #HearOurVoice #WomensMarchLA pic.twitter.com/eSDrJ65Kq5
— Women's March LA (@wmnsmarchla) 22 janvier 2017
Face aux chiffres en comparaison peu flatteurs donnés par la presse pour la participation à la cérémonie de vendredi, le milliardaire a critiqué les médias samedi, les accusant de "mensonge". "J'ai fait un discours, j'ai regardé, et cela avait l'air d'un million, un million et demi de personnes", a-t-il affirmé, contre toute évidence, à l'occasion d'une visite au siège de la CIA.
Les autorités de la capitale ont pour règle de ne pas communiquer d'estimations de foules, afin d'éviter toute polémique. La seule façon de les estimer est de comparer les photos aériennes, qui montrent que l'investiture du républicain n'a rassemblé que quelques centaines de milliers de personnes, indiscutablement moins que pour Barack Obama en 2009.
Here's the most objective possible way to compare Trump's crowd size to the Women's March -https://t.co/6YDAi1eIQl pic.twitter.com/17i0E59Iyc
— Zach Wolf (@zbyronwolf) 21 janvier 2017
Contre un retour "au Moyen Age"
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a pourtant convoqué une conférence de presse samedi en fin de journée pour tancer les médias. "Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d'une investiture, point barre, (et) nous allons demander à la presse de rendre des comptes", a-t-il lancé, en refusant de répondre à la moindre question des journalistes.
FULL: @seanspicer: "We're going to hold the press accountable." pic.twitter.com/nK51t16Kpf
— Fox News (@FoxNews) 21 janvier 2017
Mais l'image du jour samedi restera la marée humaine qui a envahi le centre de la capitale, dans une atmosphère bon enfant où les poussettes étaient nombreuses.
Selon les organisateurs de la "Marche des femmes" à Washington, un million de manifestants ont battu le pavé, un chiffre qui n'a pas été confirmé indépendamment. Nombre de marcheurs venaient de Washington ou de sa banlieue, un bastion démocrate.
Beaucoup ont fait le déplacement motivés par la peur que Donald Trump nomme un nouveau juge conservateur à la Cour suprême, ce qui pourrait conduire un jour à la remise en cause du droit à l'avortement.
"Il faut que l'avortement reste légal", plaidait Joan Davis, professeure d'histoire à la retraite vivant à Washington. "C'est vraiment un droit qu'on pourrait perdre, cela nous ramènerait au Moyen-Age".
Mais les slogans incluaient aussi la tolérance pour les minorités, l'accès à la contraception et la défense du planning familial, la protection de l'environnement, l'accueil des réfugiés...
Washington en rose
Visiblement débordés par le succès, les organisateurs n'ont pu empêcher les manifestants d'envahir pacifiquement des rues autour de la Maison Blanche, hors de l'itinéraire prévu, aux cris de "Hey hey, ho ho, Donald Trump doit partir!" ou "Nous sommes le suffrage populaire".
La marche a été l'une des plus grandes manifestations de l'histoire de la capitale, qui n'a voté qu'à hauteur de 4% pour le républicain en novembre. Selon les chiffres du métro de Washington, 275.000 personnes ont emprunté ses rames samedi avant 11h00, contre 193.000 seulement la veille vendredi, jour de l'entrée en fonction de Donald Trump.
La foule a débordé de l'Independence Avenue, pleine à craquer sur 1,5 km, où le rassemblement initial avait lieu. Les manifestants ont alors envahi les pelouses du National Mall voisin, l'esplanade du centre où les foules avaient assisté à l'investiture face au Capitole.
Un aréopage de personnalités progressistes a pris la parole: le cinéaste Michael Moore, les actrices America Ferrara et Scarlett Johansson, la chanteuse Alicia Keys ainsi que Madonna, qui a fait une apparition surprise sur scène pour appeler à une "révolution de l'amour" et chanter deux chansons.
Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat ("pussy hats"), devenus le symbole de l'opposition à Donald Trump, qui s'était vanté en 2005 "d'attraper" les femmes "par la chatte".
Un mouvement planétaire
Plus de 600 marches avaient également été annoncées dans le monde.
A Londres, 100.000 personnes ont défilé selon les organisateurs. Ils étaient aussi des milliers à Sydney, 7000 à Paris, 4000 à Amsterdam, 2500 à Genève, 2000 à Montréal, plus de 1000 à Mexico, près d'un millier à Tel Aviv, et des centaines à Berlin, Barcelone, Rome ou encore Prague.
"C'est comme ça que les gens ont mis fin à la guerre du Vietnam", a lancé Whoopi Goldberg à New York, où les marcheurs ont remonté la Cinquième Avenue presque jusque sous les fenêtres de la Trump Tower, dont l'accès était bloqué par la police.
#WOMANPOWER
— Yoko Ono (@yokoono) 21 janvier 2017
At the NYC #WomensMarch with dear @WhoopiGoldberg pic.twitter.com/DXVOrAEMYs
Hillary Clinton a tweeté: "L'espoir, pas la peur. (...) Merci de vous lever, de vous exprimer et de marcher pour nos valeurs. C'est plus important que jamais. Je pense vraiment que nous serons toujours plus forts ensemble."
Thanks for standing, speaking & marching for our values @womensmarch. Important as ever. I truly believe we're always Stronger Together.
— Hillary Clinton (@HillaryClinton) 21 janvier 2017
Donald Trump n'a pas directement commenté ces manifestations. Il a assisté samedi matin à un office oecuménique à la cathédrale de Washington. Puis la famille présidentielle a joué au bowling à la Maison Blanche, a indiqué sur Twitter son fils Donald Jr.
Le président s'est rendu l'après-midi au siège de la CIA, à Langley, dans la banlieue de Washington, où il assuré aux agents qu'il était "à 1000%" derrière eux, tentant d'apaiser la polémique née de ses propos très critiques à l'encontre de l'agence de renseignement.
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